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A la découverte de la Camargue…

Posted by on 29 janvier 2014
couverture du livre originel de Crin-blanc

couverture du livre originel de Crin-blanc

Profitant récemment d’un court séjour dans le Vaucluse, j’ai saisi l’occasion d’aller (enfin) voir cette région française particulière qu’est la Camargue, située dans le delta du Rhône, entre les deux bras du fleuve et la mer Méditerranée.

Depuis l’enfance je rêvais un jour d’arpenter les marais, de côtoyer ces chevaux blancs, les flamands roses, sans oublier les taureaux ! Pour moi, l’idée de la Camargue correspondait aux images du livre tiré du tournage du film « Crin-blanc », de Albert Lamorisse (sorti en 1953) que j’ai lu et feuilleté des dizaines de fois, ainsi qu’à la tradition perpétuée par le travail du bétail et des gardians.

Parfois l’on idéalise certaines choses un peu trop… J’étais bien consciente que les troupeaux de chevaux sauvages n’existent plus, pourtant je voulais voir de mes propres yeux cette région dite sauvage, et ses chevaux en semi-liberté !

Nous sommes en janvier 2014, nous arrivons par la route d’Arles, dans le parc naturel régional de Camargue. Ça sent l’endroit touristique à plein nez, dès le début… c’est souvent ainsi, lorsqu’il y a un potentiel économique à exploiter… En plein hiver, peu de chance de croiser les estivants en manque de sensations, j’espère donc voir la Camargue au naturel.

Nous avons vu la Camargue au naturel… et surtout hors saison… Parce qu’il faut le savoir, hors saison (touristique) tout le monde se repose : gardians, taureaux et surtout les chevaux !

Taureaux et chevaux dans une parcelle avec marais

Taureaux et chevaux dans une parcelle avec marais

cheval de Camargue dans son environnement naturel

cheval de Camargue dans son environnement naturel

Nous avons sillonné en voiture des zones de cultures (rizières) à la recherche d’une manade un peu moins au repos qu’une autre, mais il a bien fallu se rendre à l’évidence, qu’il n’y a absolument rien à voir !! Je range donc bien sagement mon envie de photographier des chevaux au travail… ce n’est pas la saison, vous l’avez compris vous aussi !!

En rebroussant chemin, pour aller vers la côte, j’ai l’opportunité d’apercevoir quelques animaux en pâture de ci de là, parfois des chevaux blancs, parfois des taurillons noirs. Pour ne pas revenir bredouille de cette quête d’images, j’ai malgré mon dépit, fait quelques images des bêtes rencontrées, afin d’illustrer avec un peu d’humour cet article, qui n’est pas celui que j’avais imaginé écrire !

Sur la route des Saintes-Maries-de-la-Mer, village mythique de la Camargue, nous assistons à un curieux spectacle : de part et d’autre de l’asphalte, s’agglutinent des sites de « promenades à cheval », les uns à la suite des autres. Un toit, une barre d’attache, parfois une mangeoire, et voilà un lieu de départ pour touristes venus chercher la Camargue authentique… à condition de venir à la bonne saison, bien entendu ! Aujourd’hui l’endroit est parfaitement désert, presque fantomatique ! Cela ressemblerait presque aux villes abandonnées du far-west, dans les westerns américains, avec les panneaux de bois portant le nom de l’établissement, qui oscillent au gré du vent… Je vous laisse imaginer.

Le seul cheval au travail que nous avons pu contempler...

Le seul cheval au travail que nous avons pu contempler…

J’en viens à conclure que cela doit être sacrément lucratif de promener les visiteurs à dos de chevaux blancs, au milieu des marais avoisinants. Avec le recul, je pense que c’était peut-être encore mieux d’y être passée hors saison !

Nous avons fini notre périple matinal dans le centre du village peu animé des Saintes-Maries-de-la-Mer, à la recherche d’un restaurant à gastronomie locale… Parmi les établissements ouverts, nous avons orienté notre choix vers quelque chose de simple et typique, pas trop tape à l’œil, proposant des plats régionaux. Joli décor et ambiance méridionale, agrémenté de musique gitane entrainante ne nous ont pas empêché de voir que le taureau camargais servi n’en n’était pas, et que mon gratin de fruits de mer sortait d’une bonne vieille boite de conserve… Sans doute pas la saison, là non plus !

Gardian en action au salon d'Avignon

Gardian en action au salon d’Avignon

Pas découragés pour autant, nous sommes partis à la recherche des flamands roses puisque l’on nous a assuré qu’il y en avait sur l’étang juste à côté… Nous devions avoir l’air d’une bonne paire de touristes, et les flamands, nous les cherchons toujours d’ailleurs !!

Quel périple mes chers lecteurs ! Heureusement que je n’y étais pas allé que pour ça, sinon j’aurais été vraiment déçue ! J’aimerais beaucoup que ceux et celles qui ont eu l’occasion de ‘visiter’ cette région en saison, laissent leur témoignage objectif à ce sujet, en bas de page, afin d’échanger à ce sujet.

Et si comme moi, vous avez aimé l’histoire de Crin-blanc, n’hésitez pas non plus à le faire savoir ! Pour les autres voici un lien de ce livre ; seule la couverture à été colorée, les illustrations intérieures sont toujours en noir et blanc, puisque tirées du film. C’est une histoire pour ravir, petits et grands.

Pour ma part, je vais continuer de rêver à une Camargue sauvage !

 

wlEmoticon-winkingsmile.png( Je touche une petite commission si vous passez par ce lien Amazon ; cela m’aide à entretenir ce blog, alors merci si vous le faites !) 

6 Responses to A la découverte de la Camargue…

  1. Brigitte

    Bonjour Gaëlle,

    J’ai eu un peu la même expérience que toi, sauf que pour moi, c’était au printemps. Et nous nous sommes contentés de traverser cette région mythique en voiture, sans nous arrêter (en fait, ce n’était pas le but de notre périple). Je n’ai pu voir que quelques chevaux au loin…
    J’ai commandé le livre sur Amazon (en passant par ton lien, mais sur Kindle). Il y a quelques temps, j’ai regardé la vidéo que l’on peut trouver sur You Tube : http://www.youtube.com/watch?v=NTRML3X0lZ4

  2. cheval-facile

    bonsoir Brigitte,

    Merci pour ton retour de vécu.
    et merci pour le lien de la vidéo, car je n’en avais pas trouvé sans pub !! c’est super pour le partage !
    🙂

  3. Séverine

    Ah ! Crin Blanc ! J’ai vu le film il y a fort longtemps mais j’ai surtout lu et relu le livre de René Guillot (je crois). Je le connaissais si bien que je pouvais dessiner les illustrations de mémoire…
    Et aujourd’hui, depuis 10 ans en fait, un « crin blanc » (nommé Pampero = le vent de la pampa) partage ma vie. Il est arrivé là par hasard (je voulais une jument, surtout pas de gris, etc…) dans le ventre de sa mère et avec le recul je dirais qu’il a rempli toutes les cases du standard de la race ! Avec un ajout, que j’ignorais mais qui semble assez courant dans la race, c’est que ces petits gris sont peut-être dociles, mais ils ont aussi beaucoup de caractère et de détermination ! Je suppose que c’est nécessaire pour aller face aux « toros » !

    • cheval-facile

      Les chevaux de Camargue sont de chouettes compagnons, mais effectivement ils ont beaucoup de caractère et ne sont pas toujours des chevaux faciles pour les particuliers. Ce sont des animaux vifs et plein de vie, très réactifs et agréables à monter, lorsque l’on a déjà un certain niveau. Je les apprécie pour en avoir élevé, et avoir travaillé avec eux.
      🙂

  4. Brigitte

    Un petit cadeau pour toi, Gaëlle : http://www.youtube.com/watch?v=Ey3DGLZ98Nw
    Malheureusement, la version originale a été supprimé de You Tube pour des raisons de droits d’auteur. Celle-ci ne fait que 33′, a de nombreuses coupures et est en couleur. Si tu as l’occasion de voir le film en noir et blanc, je te le conseille.
    Bisous

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