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Chevaux ou équitation ?

Posted by on 3 mars 2014

Logo CavalcadeCet article participe à la quatrième édition du festival La Cavalcade des Blogs, organisé ce mois-ci par Amandine, du blog Le journal de Taylor et Vinci.

Le thème est : La naissance d’une passion

Et voici ma contribution

Passion des chevaux ou passion de l’équitation ?

Me concernant c’est très clair, puisque je suis à la base, attirée par tous les animaux, et en particulier les félins et les équins. Issue d’une famille non équitante et habitant en ville, personne n’a jamais su dire d’où provenait ces passions… Mais elles existent belles et bien, et envahissaient mon esprit d’enfant et d’adolescente.

La naissance d’une passion

portrait poney et enseignante

complice des équins

J’ai tout juste 6 ans lorsque je rapporte de l’école, un papier mentionnant des cours d’équitation dans un centre aéré, les mercredis. Je me revois dire à mes parents que c’est ça que je souhaite faire, sans savoir dire pourquoi j’ai envie d’essayer cette activité là. On me répond que c’est compliqué, car je pratique déjà la musique (comprendre : une expérience musicale peu concluante) les mercredis, et il semble difficile de cumuler. Je me rappelle dire que je préfère arrêter les cours de musique (d’ailleurs je n’ai jamais aimé cela…) et aller voir les chevaux !

Après un moment (quelques jours) qui m’a semblé interminable, c’est d’accord pour un essai le mercredi suivant ! Je ne pense plus qu’à cela, m’imaginant déjà chevauchant un animal à travers la campagne ! Une fois sur place, nous ne sommes qu’une poignée d’enfants à vouloir essayer (4 ou 5 de mémoire). Les chevaux et grands poneys, sont tout prêts, et nous attendent dans l’écurie. Cela sent bon le cuir, le cheval, la paille, le foin et je m’imprègne de cette odeur dont je ne me suis jamais lassée !

Le premier contact

Mon compagnon pour cette première leçon, s’appelle Kerga. C’est un gros hongre placide de type grand poney trapu (demi trait ou apparenté), mais il fait petit comparé aux autres. Les poneys que nous connaissons aujourd’hui dans tous les centres équestres, étaient très rares à cette époque, et j’ai pratiqué 2 années à cheval avant de découvrir les joies de l’équitation sur poneys.

oeil de poney

Ce regard qui en dit long

Kerga fait son travail de cheval d’instruction en me promenant sur son dos, bien gentiment dans le manège, tout comme ses camarades. En fait, je ne suis pas très rassurée sur cette grosse bête que je n’ai même pas appris à connaître auparavant… Je le caresse tout en faisant des tours de piste et en m’appliquant à faire les exercices demandés par la monitrice. Ce n’est pas facile et j’ai peur de tomber ! Lorsqu’il faut envisager d’essayer l’allure du trot, je me dégonfle littéralement dans un premier temps, pour observer ce que vont faire les autres. Puis je me lance, je me fais secouer dans tous les sens, c’est inconfortable au possible, mais je m’accroche et je n’ai plus peur, Kerga est devenu mon ami, bien malgré lui, et malgré moi aussi !

J’ai attrapé le virus des chevaux…

De retour chez moi, je refuse de me laver les mains… elles sentent bon le cheval (= l’odeur d’écurie et de fumier) et j’aimerai m’endormir en m’enivrant encore de ces senteurs si délicates. Pas facile alors d’être parents, je présume !

Je me suis rapidement rendu compte que j’aime autant être juchée sur le dos de l’animal qu’à côté de lui à le brosser, le curer, ou encore l’emmener brouter. Quelques années plus tard, alors que mes camarades rêvaient de compétitions et de grands prix de sauts d’obstacles, j’imaginai mon futur cheval ou poney un peu différemment, car je voulai qu’il me comprenne sans bride, sans selle et sans artifice

chevaux au galop dans une prairie

Galops de découverte

Nos rêves nous permettent d’avancer

Ce rêve à pu devenir réalité car la passion du cheval m’a guidée jusque là, m’incitant sans cesse à rechercher de meilleures solutions pour communiquer avec eux. Sans cette passion, et cette intuition au fonds de mon coeur, j’aurai sans doute laissé tomber, car ce qui était (et est encore aujourd’hui) enseigné dans la plupart des clubs hippiques, ne me convenait pas et ne m’apportait pas de profonde satisfaction.

En qualité d’enseignante, j’ai tenté de faire découvrir un maximum d’aspects équestres à mes élèves, pour leur donner le goût de la passion du cheval, plus que celle de l’équitation. Et je suis heureuse aujourd’hui, lorsque je peux transmettre quelques valeurs que j’ai apprises, et qui simplifient la vie !

À présent j’ai d’autres rêves qui me poussent vers l’avant, encore et toujours.

horserider_horse_race-128

Et vous ?

Quelle est votre passion?

Les chevaux ou l’équitation ?

cheval

10 Responses to Chevaux ou équitation ?

  1. Tayci

    Ah génial !! J’adore lire les souvenirs d’enfance !! Ça rappel de bons moments (ou pas d’ailleurs) !!

    Et lire les expériences des autres, c’est juste génial !!! En tout cas, Kerga j’aurais bien aimé le chevaucher moi aussi ^^

    Entre nous : l’odeur des chevaux sur les mains, ça continue d’être un plaisir de gosse pour ma part !! (certes je me les lave, mais j’adore toujours autant l’odeur !!)

  2. Gruyer

    Pour ma part, j’aime les 2 mais j’ai quand même 1 grosse préférence pour le contact avec l’animal.
    D’ailleurs je bosse beaucoup plus souvent Orleans en main et en répétant les gestes que tu m’a transmis en Equifeel que je ne la monte (3/4 d’heures d’Equifeel contre 1/4 d’heure de monte au pas ).

    Toutefois, quand je suis sur son dos, c’est elle qui me réapprend à monter et là, je te félicites. Elle répond super bien à l’intention et à la voix ce qui fait que je n’utilise ni mes mains ni mes jambes. En revanche, je lui montre la direction en tendant mon bras gauche pour tourner à gauche et idem de l’autre côté. Je n’ai qu’à lui dire back pour qu’elle recule sans que je n’ai besoin d’aller au contact.

    A pied, c’est différent, je rigole beaucoup car il suffit que je ne lui demande pas quelque chose correrctement et elle me regarde l’air de dire : « Que veux-tu ? Je n’ai pas compris !. Demandes-le différemment »

    En tout cas, merci Gaelle car elle me remplit de joie et c’est 1 super ponette. Le fiston prend le même chemin

    Bises

  3. Amaya

    Très joli ton récit ! Avec toutes ces odeurs dont tu parles, tu m’as replongé dans l’ambiance de club. Justement les odeurs que j’adorais (et adore toujours !), elles sont ancrées dans ma mémoire :).

    • cheval-facile

      On les oublie trop souvent, alors qu’elles font partie intégrante des souvenirs justement !! Il n’y a pas que les images conservées en mémoire !

  4. Natalia

    C’est un joli texte sur la découverte du cheval.

  5. Séverine

    J’aime… les deux. Issue moi aussi d’une famille non cavalière -et qui n’a jamais vraiment compris…- j’ai toujours voulu monter pour « éduquer ».
    Lorsque les enfants sont arrivés, la question s’est posée : vendre les chevaux et monter en club ? (= gain de temps). Mais je n’ai pas pu, j’ai vraiment besoin d’avoir des chevaux pour m’en occuper, gérer les pâtures, les soigner à mon idée, essayer de respecter au mieux leur bien-être… Un cheval juste pour 1 heure, ce serait vraiment trop frustrant !

    • cheval-facile

      Ah oui, je te comprends bien… Un cheval d’instruction pour une heure, lorsque l’on a eu l’expérience de gérer des animaux chez soi, c’est difficilement envisageable effectivement ! Et puis la relation n’est pas la même non plus… 😉

  6. Laëtitia

    Superbe texte 🙂 Je te rejoins complètement sur la recherche « d’autre chose » par rapport à ce qui est appris en club, et le fait d’aimer aussi tout simplement le contact avec l’animal, et non seulement d’y grimper dessus!

    • cheval-facile

      à la base un cheval n’est pas fait pour être monté… c’est une pure invention de l’homme avec tout les problèmes qui en découlent.
      On peut avoir autant de sensations, de complicité et de bien être à pied en jouant avec eux 😉

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