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Domino le poney farceur

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Posted by on 17 janvier 2015

Les anecdotes équestres, par Émilie

Vous allez découvrirez à partir d’aujourd’hui et chaque mois, deux nouvelles chroniques sur le blog de Cheval-facile :

  • Les anecdotes équestres, rédigée par Émilie (l’une de mes élèves dans ma dernière structure équestre), seront publiées vers le milieu de chaque mois.
  • La chronique de l’ABC du Cheval, par Claire, cavalière propriétaire dispensant aussi pas mal de conseils utiles sur son blog, seront publiés plutôt en fin de mois.

J’ai décidé de leur offrir la possibilité d’écrire sur ce site, avec espoir que ces textes et histoires vous distrairons, vous inspirerons et vous aiderons dans votre quotidien équestre. Je vous demanderai donc de me faire parvenir vos impressions, soit dans les commentaires en bas de cette page, soit par mail, ou via le formulaire de contact du blog.

C’est donc l’auteur de ces chroniques (Émilie aujourd’hui) qui s’exprime dans le « je » du texte suivant. 🙂


Domino le poney farceur

Il existe des poneys ou des chevaux qui marquent votre vie équestre et laissent en vous des souvenirs indélébiles.

Pour ce premier numéro des « Anecdotes équestres », j’ai choisi de vous présenter un poney qui a compté dans mon enfance.

 

Il s’appelait Domino ou bien Dom-dom pour les rares cavaliers qui l’appréciaient.

Pour tous les autres, nous voyions défiler les cavaliers le montant, la mine déconfite qui nous disait : « « j’monte l’autre tête de con » ou bien « j’ai jamais vu un poney aussi vicieux que lui ».

 

En réalité, il n’était ni con ni vicieux mais simplement paresseux et intelligent !!!

Et justement, il se servait de son intelligence habilement pour péter des coups de cul à son cavalier et éviter de bosser 😉

 

En tant que cavalière débutante, c’est le poney que je redoutais le plus de monter lorsque je suis arrivée à Sucy.

 

Depuis toute petite, j’ai des problèmes légers de constipation… lorsque j’ai commencé à le monter, ses problèmes se sont envolés car je passais aux WC chaque fois avant de partir au club tout en priant : « Pitié, pourvu que je ne monte pas Dom-Dom »).

 

Mais… mes prières furent perdues et durant les six premiers mois de ma première année, je l’ai eu !

Comme mister ne souhaitait pas faillir à sa réputation, à moi aussi il m’a pété coups de cul sur coups de cul (à ce jour, il détient encore le record du poney dont j’ai fait le plus de chutes).

 

jeune fille sur un poney tacheté

L’auteur sur le poney Domino.

Il n’embarquait cependant jamais (embarquer demande de l’impulsion et de l’énergie hors rappelez-vous : il était paresseux) mais avait une technique bien à lui pour éjecter son cavalier : il faisait mine d’avancer et d’être tranquille dans son allure puis, tout à coup sans prévenir, s’arrêtait net en baissant la tête suivi d’un coup de cul.

 

C’était imparable pour apprendre les cavaliers débutants « à voler » !

 

Cependant, un jour (à force de le monter toutes les semaines) je compris sa mécanique et décida d’essayer de rester en selle coûte que coûte. Pari réussi !!!!

 

Ce fût également le moment où mon moniteur décida de me faire tourner sur les autres chevaux (certainement moins drôle pour lui maintenant que je tenais sur Dom et qu’il n’aurait plus de gâteaux de ma part : Hé oui, personne n’a réchappé à la règle qui voulait qu’à chaque chute, nous rapportions un gâteau pour l’ensemble de la reprise).

 

Cependant, chaque fois que je le montais par la suite, c’était devenu un jeu pour moi : réussir à tomber de Domino (car oui, ce petit « enfoiré », avait réussi à me faire aimer tomber mais surtout, c’était pour moi le seul intérêt que je lui trouvais puisqu’à part ça…il était beaucoup trop mou !!!).

 

Voici alors mes meilleures chutes ou gags avec lui :

 

  • L’ « imprévue » : C’est la chute non programmée !!! mais c’est surtout tombé pil-poil le jour où il ne fallait SURTOUT PAS tomber dans la carrière (début de l’hiver, archi boueuse ce jour-là !!!).

Hélas on ne choisit pas quand ces moments arrivent….

 

Mon attitude ce jour là, n’a fait rire personne (bien que je l’évoque aujourd’hui les yeux emplis de malice) : Je suis tout bêtement rester accrochée aux rênes au point de faire des tours et des retours jusqu’à ce que le poney se retrouve en liberté dans la carrière (évidemment je précise au passage qu’il faisait parti de ceux qui sont délicats à rattraper) et moi totalement emberlificotée dans le filet !!!!

 

Après, ce fut la cavalcade à courir derrière lui pour tenter de le rattraper (déjà que ce n’était pas simple en temps normal alors sans filet….)

Evidemment, le reste de la reprise s’était mise dans un coin pour l’attirer mais… c’était sous-estimer l’intelligence de l’animal !

Bref, pour ceux qui s’en souviennent, j’étais un peu comme Benny Hill courant derrière son cheval et il ne manquait plus que le générique de l’émission en fond pour que cette anecdote puisse avoir le mérite de passer à Vidéo Gag.

 

  • La chute « Jésus »: Elle se déroule dans le manège pendant les stages de vacances scolaires.

Nous avions l’habitude avec ma bande de potes d’organiser nos dates en fonction pour se retrouver la 1ère ou 2ème semaine des vacances scolaires tous ensemble et ce jour-là, personne ne manquait à l’appel J

 

C’était un cours « obstacle » (sauts de puce plus précisément) !!!

Assez simple puisqu’il s’agissait de 3 cavalettis, tous de la même hauteur !!!

 

Ne jamais sous-estimer la paresse de Domino….

 

Nous les passions en individuel pendant que les autres attendaient au milieu du manège.

 

Enfin mon tour arrive « Facile » puis de toute manière j’adore sauter et Dom bien qu’il ne soit pas guerrier à l’obstacle, est en principe régulier et sans mauvaise surprises

Tu parles !!!!

 

1er obstacle : vraiment tranquille (à la Dom-Dom)

2ème obstacle : Nous perdons le peu d’impulsion que nous avions à la réception du 1er obstacle… je talonne comme je peux pour le faire repartir mais trop tard : il fait un saut tout « pourri » et je me retrouve le cul sur la croupe du poney entre le 2ème et le 3ème obstacle

Dernier obstacle : Bien que je sois en vrac sur lui, il le saute courageusement !!!

Evidemment, c’est à ce moment que nos corps se sont désolidarisés et que je suis tombée.

 

J’avais pour habitude (afin de n’inquiéter personne) de me relever immédiatement après une chute.

Seulement ce jour-là, j’étais vexée de m’être rétamer comme une merde après un exercice aussi simple (et surtout devant l’ensemble de mes potes !!!)

 

Bref, je suis restée à terre le temps que Jean-Michel (notre prof) vienne constater que tout était ok….

Je le vois s’approcher de moi et là, j’me mets en mode « bille de clown » et avant qu’il soit à ma hauteur, j’installe mes bras en arrière avant de…. Faire une galipette arrière avant de me relever !

 

Hilarité générale dans la reprise (moi aussi !) et Jean-mi surpris car c’était la première fois qu’il avait dû vaguement s’inquiéter pour moi d’ailleurs, c’est le seul à ne pas s’être marré. Il s’est juste contenter de me dire : « va récupérer ton poney au lieu de faire des singeries »

  • Une dégustation particulière : Domino a pendant un temps ajouté une nouvelle palette à son « humour » équin afin d’exprimer sa fainéantise (il a testé le cabrer chaque fois qu’on le cravachait pour le faire avancer).

 

poney sautant un obstacle

Domino à l’obstacle avec Émilie.

Un jour en carrière alors que tout se passait bien et que j’avais baissé ma garde depuis longtemps avec lui (c’est ça de trop connaître les conneries d’un cheval : on y fait même plus attention !), il décida de me faire une petite piqûre de rappel.

 

Ce jour-là je montais décontracte, les rênes détendues et ma cravache posée sur l’épaule sans l’intention de m’en servir quand soudain… Monsieur pila net et baissa la tête (comme je devais être un peu trop en avant ce jour-là, je piquais du nez mais néanmoins sans tomber !).

Puis, dans la foulée, se cabra et c’est là que ma dégustation particulière a pris forme car j’ai pris toute son encolure dans le nez !!!! (je peux vous dire qu’on ne s’en rend pas compte mais la cloison nasale, ça fait mal !!!!)

 

  • Un épervier pas comme les autres.

 

Nous étions un bel après-midi d’été en carrière et Jean-mi nous avait proposé des jeux pour clôturer cette semaine de stage.

Quoi de mieux que de finir en beauté par un épervier ?

 

Nous formions un groupe assez homogène (à part un ou deux débutants) et nos chevaux étaient à peu près tous du même niveau.

 

Ce jour-là, il s’est passé un truc bizarre que personne n’a compris : l’épervier était impossible à réaliser !!! la personne au milieu n’attrapait personne et ça faisait déjà 3 ou 4 allers-retours que l’on faisait sans être inquiétés (même moi avec le poney le plus mou de la reprise, vous vous rendez-compte !!!!)

 

Voyant que ça traînait un peu en longueur et pour pimenter un peu le jeu, Jean-mi nous proposa d’essayer de croiser les bras (prendre la rêne droite avec la main gauche et inversement) mais même avec cette difficulté supplémentaire, aucun « prisonnier » ne se fait attraper.

 

Je lançai mon propre défi : monter à l’envers !!!

 

Je vis le petit rictus sur les lèvres de mon prof qui me donna le feu vert et m’exécuta !!!! en fait c’est pas si évident que ça car il faut admettre que la vue est essentielle pour monter à cheval et s’est difficile de faire confiance à son poney et se laisser guider sans savoir où l’on va !

Inverser ses aides n’est pas évident non plus : reculer et maintenir ses jambes en arrière pour continuer à les conserver au passage de sangle et diriger les bras dans le dos sont les difficultés majeures rencontrées ce jour-là !!!

 

Evidemment, c’était sans compter sur l’esprit « farceur » de Domino qui ne tarda pas à me faire comprendre que « les conneries, ça va 5 minutes ! » et me décocha son coup de cul dont lui seul avait le secret.

 

Je ne voulais pas tomber et me retrouver au milieu de la carrière, non je ne voulais pas !!!! Alors pour éviter la chute, je me suis bêtement raccrochée à la croupière…

 

Nouveau coup de cul qui a eu raison de ma ténacité mais dont la chute fit rire tout le monde (y compris Jean-Michel).

 

Pour conclure, je dirais simplement qu’il faut oser monter et aimer également les chevaux / poneys jugés « cons » car c’est ceux là qui laissent les meilleures souvenirs bien des années plus tard.

—–

Et vous quel cheval ou poney vous a le plus marqué ?

Quels sont vos souvenirs avec lui/elle ?

A vos claviers !!!!

8 Responses to Domino le poney farceur

  1. Cavali'Erre

    Ah ces poneys au caractère bien trempé, ce sont ceux qui nous en apprennent le plus! Et j’ai totalement l’image de la course avec la musique de Benny Hill!!
    Dis, est-ce la même Émilie qui nous a déjà partagé de jolis textes pour la Cavalcade?

  2. Gruyer

    Et oui, c’est bien moi qui ai participé aux Cavalcades et qui suit tes articles avec toujours autant d’assiduité ( enfin presque, j’ai pas encore lu le dernier que tu as posté mais j’ai vu que ça parlait de la monte dans le brouillard)

    Bises

  3. Theizen

    Pour ma part, j’ai souvenance d’une ponette du même genre, paresseuse et intelligente. Mouche, de son petit nom, était encore plus maline, elle ne se fatiguait même pas à donner un coup de cul, elle vous « frottait » dans la haie bordant la piste. Et petit à petit, vous aviez beau vous accrocher, votre jambe prenait le direction de la croupe et vous descendiez gentiment de cheval. Cela avait l’avantage de vous apprendre à descendre aussi par le droite…..

  4. Naja d'Ekitado

    C’est marrant, j’ai lu ce week-end une anecodte de d’Orgeix qui m’a marqué : il avait une ténacité similaire quand il s’agissait de réinculquer les bonnes manières à des poneys de clubs qui ont trouvé des combines devant lesquelles la plupart des cavaliers restent impuissants.
    J’ai envie d’extrapoler ta conclusion : aimer et oser monter ces chevaux jugés « irrattrapables », c’est l’attitude dont on a besoin pour les sauver, justement. L’attitude dont tu as fait preuve, c’est celle qui fait les grands cavaliers : relever les petits défis comme les grands, avec de la patience et de la persévérance 🙂

    • Émilie Gruyer

      Ha c’est interressant, j’aimerai bien, si cela ne te dérange pas que tu m’envoie le lien de d’Orgeix §

      Après, je suis loin d’être 1 grande cavalière… loin de là !!!

      Je crois au contraire, que j’ai juste eu de la chance que mon prof soit tenace et me prouve contre mon gré que j’en étais capable !!!

      Après tout son enseignement était basé là-dessus : on en a mangé des séances de mise en selle et de monte à cru.
      Il était plus pédagogue que technicien (d’où mes nombresues lacunes encore aujourd’hui) mais il avait 1 objectif : peu importe la technique ou notre style, il fallait qu’on tienne en selle quoiqu’il arrive !!!!

      Et ça, il nous l’a bien transmis parce qu’au bout d’un moment, à l’époque, je pouvais monter n’importe quel cheval ou poney qui partait en coups de cul, je tenais à cheval !!!!

      Ce qui n’est hélas plus vraiment le cas aujourd’hui

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