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Le massacre de mon cheval…

Posted by on 31 mai 2014

 

Aujourd’hui je vais simplement vous raconter une histoire vraie, une histoire que j’ai vécue au premier plan et que l’on pourrait tout simplement intituler :

« comment j’ai bien failli tuer ma jument »

 

portrait de jument

Idanha Oregon, jument souris pleine de vie.

Revenons quelques années en arrière pour mieux comprendre ce qui s’est passé.

En 1999 j’achète une pouliche de 2 ans passés chez mon marchand habituel ; je l’ai choisi elle, parce qu’elle marche vite, et qu’en TREC il nous faut des chevaux ayant si possible cette qualité naturelle, pour avaler les kilomètres d’une part, et être performants sur l’épreuve des allures (qui consiste à évoluer au galop le plus lent, et au pas le plus rapide dans un couloir de 150m).

Elle s’appellera Idanha Oregon, grise souris avec la tête toute noire, une raie de mulet et des zébrures aux membres !

 

Contribuer à améliorer la locomotion

Les années passent, la pouliche grandit mais présente un défaut d’équilibre, elle est toujours sur les épaules, et trébuche en permanence. Le maréchal lui pose des fers de bonne heure pour tenter de remédier à cette locomotion parfois précipitée. C’est un animal au tempérament vif et compliqué, mais je ne désespère pas de réussir un jour à en faire un bon partenaire de TREC, malgré nos débuts difficiles et complètement décourageants.

 

En 2004 je l’emmène en formation à La Cense avec moi, pour tenter d’y trouver des solutions… Le travail au sol révolutionne son comportement joueur, et là rend bien plus réceptive, mais le travail en selle demeure problématique, entre son énergie débordante et son manque d’équilibre naturel. Même les très bons instructeurs côtoyés à cette époque là, ne peuvent réellement m’aider. Idanha ne devient agréable à chaque fois, qu’en fin de stage, lorsque la fatigue se fait ressentir.

 

Durant les années qui suivent, elle ne changera pas. J’ai persévéré (avec de longs et grands moments de découragement) pour en faire ma partenaire privilégiée de TREC, mais elle préfère de loin les courses d’endurance où 90 km ne lui font absolument pas peur !

 

obstacle en main sur PTV

Sur le PTV du championnat de France de TREC de Maurs, en 2005

D’une ferrure simple elle est passée à des fers plus ou moins orthopédiques sur les conseils avisés des vétérinaires, ostéopathes et maréchaux suivant nos animaux. En 2005 la jument se révèle enfin sur les épreuves nationales de TREC, et nous intégrons en fin de saison le groupe France en vue des championnats d’Europe de l’année suivante. La consécration pointe enfin le bout de son nez, et le stress monte à chaque sortie. Afin de rendre Idanha le plus confortable possible, je suis les yeux fermés les recommandations du vétérinaire qui m’oriente vers un nouveau maréchal, spécialisé en chevaux de compétition de haut niveau et en orthopédie…

Presque 200 € (à l’époque) par ferrure, soit tous les 5 semaines, la jument étant grosse consommatrice de métal au bout de ses pieds…

 

Contribuer à détruire mon cheval…

Je suis ravie, elle semble vraiment mieux et se déplace avec plus d’aisance et d’amplitude. Le hic est qu’elle fait encore moins attention qu’avant à ce qu’elle fait de ses pieds. Elle n’est pas attentive, et nous manquons en permanence de nous écraser au sol… d’ailleurs si je relâche les rênes, elle tombe facilement à genoux. Sans m’en rendre vraiment compte, je l’assiste en permanence en regardant pour elle, où poser ses pieds. Nous nous adaptons l’une à l’autre et notre couple fonctionne : Nous enchaînons les victoires en concours complet, en TREC et sur les grosses épreuves d’endurance où nous nous amusons vraiment ensemble.

 

Je décide de poursuivre l’endurance car c’est la première fois que je vois Idanha s’éclater réellement en compétition. J’ai toujours su qu’elle aimait courir, mais je dois dire qu’elle m’impressionne. Elle devient presque dangereuse, car je peine à contrôler sa vitesse en course, et un jour nous avons mené tout le peloton à une vitesse de 29 km/h sur les 30 premiers kilomètres… Peu importe le terrain, le sol, elle avance vite et n’importe comment. Sa super ferrure hors de prix le lui permet. C’est grisant, mais cela ne dure pas longtemps. Cette fois là, elle boite à l’arrivée et ne passera pas le vetgate…

 

Le vétérinaire est consulté en urgence dans la semaine pour faire des radios. Avec la ferrure préconisée cela ne devrait pas arriver… Le verdict tombe : « ostéite de l’antérieur droit, avec une pointe osseuse fracturée« . C’est quoi exactement demandais-je alors au praticien spécialisé équin ? « Une maladie évolutive, qui devrait toucher rapidement le second pied, pas d’espoir de guérison ».

regard de cheval

Que pensait exactement ma jument de moi à ce moment là ?

Le monde s’écroule autour de moi et d’Idanha ce mardi de juin 2006. Alors dans un dernier espoir je demande si je peux envisager de la faire pouliner pour la garder avec moi, à défaut de mieux. « Héréditaire, déconseillé de faire reproduire, les poulains ayant 50% de chance d’être atteint également de cette pathologie ».

 

Je vous assure que ce jour là, le ciel est sombre malgré le soleil estival, et que ce sont les larmes aux yeux que je rentre à la maison. Ma jument est condamnée a dit le vétérinaire : 2% de chance uniquement qu’elle puisse un jour marcher à nouveau normalement et aucune chance qu’elle reprenne un jour la compétition. Même au pré à la retraite, il faudrait lui laisser une ferrure orthopédique hors de prix, et je n’en n’ai pas les moyens. Le praticien préconise l’euthanasie

 

 

Prise de conscience : à qui la faute ?

J’ai cherché des informations sur cette ‘maladie’, sur les causes réelles, mais n’ai rien trouvé de probant, ni dans les livres, ni sur le net. Alors, malgré tout ce qu’on me dit et me conseille (ou déconseille), je décide de mettre Idanha à la reproduction chez une amie, de lui ôter ses super chaussures à gel amortissant, et de la laisser au pré durant presque 2 ans, le temps du poulinage. J’aviserai ensuite, avec un nouvel examen vétérinaire… l’espoir fait vivre paraît-il !

Dans l’excellent livre de Pierre Enoff « Le silence des chevaux« , il est clairement expliqué pourquoi il ne faut pas ferrer les équidés, et quels sont les innombrables dommages que nous créons ainsi, souvent en croyant bien faire. Voici un court extrait de cet ouvrage exceptionnel :

« Quand on commence à mieux connaître les pieds des chevaux, il devient difficile de ne pas se rendre à l’évidence : avec le ferrage, le cheval est installé dans un mal-être permanent. Il ne crie pas sa douleur, il l’exprime en silence par des désordres pathologiques et par des réactions imprévisibles. »

Tout cela pour vous dire, que j’ai bien failli tuer ma jument, par ignorance et manque de connaissances en lui imposant un ferrure très jeune qui n’a eu de cesse que de provoquer des dégâts irréversibles. Et je suis loin d’être la seule dans ce cas là… je pense que bon nombre d’entre vous, se reconnaîtront dans ce témoignage.

 

Le pire étant, qu’avant d’entrer véritablement dans le milieu professionnel équestre, je ne ferrais pas mes poneys… Et tout ce passait bien ! Les acteurs économiques de la filière cheval, les clients, et mon entourage m’ont cependant convaincu du contraire. Il m’aura fallu presque 10 ans pour ré-ouvrir les yeux et affirmer mes convictions initiales comme quoi les équidés sont bien mieux pieds nus.

 

Dix années de « perdues » à faire souffrir mes partenaires chevaux et poneys que j’aimais tant. Cela fait réfléchir sur qui nous sommes réellement…

 

Vidéo traitant à peu près de la même histoire (Attention : cela n’arrive pas qu’aux autres) :

 

Huit ans plus tard !

Idahna a mis au monde un magnifique poulain isabelle à zébrures ! Puis nous avons fait des radios de contrôle de ses pieds, et aucune évolution n’était remarquable.

Alors nous avons repris ensemble le travail, les pistes de TREC et d’endurance en 2007, sur le bout des sabots… simplement pour prouver que j’avais eu raison de croire que c’était possible ! Ma jument est différente, elle fait attention maintenant où elle pose ses pieds !

la jument au trot sans ses fers

Idanha a retrouvé une locomotion naturelle et sans heurts

Après beaucoup de chemin parcouru ensemble, le plus beau cadeau était de lui offrir une pré-retraite comme poulinière, car elle est très maternelle et je lui devais bien cela ; elle m’a ainsi donné deux belles pouliches noires, et coule maintenant des jours heureux et paisibles dans un grand pré qu’elle arpente pieds nus !

chevalEt vous, à quand remonte la dernière ferrure de votre compagnon équin ?

25 Responses to Le massacre de mon cheval…

  1. Amaya

    Comme quoi, l’influence du monde qui nous entoure… Heureusement que tu as su t’écouter à nouveau, pour le bien-être d’Idanha. Il faut dire aussi qu’il y a quelques années on n’était pas autant sensibilisé au « pied nu ou pas pied nu ? ». Le fer était la normalité pour les chevaux. En tout cas, ça m’émerveille toujours de voir les effets du retour au pied nu ! 🙂

    La dernière ferrure de Kalinka remonte à une bonne année et demi maintenant (les antérieurs). Et je suis tellement heureuse de la voir évoluer pieds nus, même s’il y a encore du chemin à faire… 🙂

  2. Natalia

    Roméo n’a jamais été ferré mais le poids des regards et des commentaires accusateurs n’a pas été évident lorsque j’ai commencé le parage naturel moi-même … j’ai eu beaucoup de mal à me lancer et aujourd’hui j’en suis ravie car j’évite sans doute des crises de fourbures à mon poney dont les sabots poussent forts en talons. J’apprends progressivement à reconnaître la morphologie de son pied et m’adapte à chaque saison.

  3. Naja

    Merci de partager cette histoire… J’en ai entendu beaucoup de semblables et pourtant, ça ferre encore beaucoup… En +, autant une fois que le problème est passé et qu’on se rend compte qu’on a eu raison de s’accrocher, on souffle et on peut la raconter ; mais quand on garde son cheval pieds-nus envers et contre tout les spécialistes, c’est vraiment dur :/ Tu as dû vivre une sacrée traversée du désert.
    Moi j’ai achetée une réformée qui s’est révélée boiteuse. Après beaucoup de recherches, j’ai opté pour pieds-nus et je suis allée chercher un spécialiste qui a fait un super boulot sur ses petons, mais pendant longtemps, j’ai fait profil bas en me rongeant les sangs…

  4. cheval-facile

    Merci à chacun de vous pour vos témoignages personnels.
    Effectivement dès que l’on sort un peu du rang, les gens jugent et critiquent facilement…
    Rester soi-même et afficher ses convictions sereinement.;-)
    Cela n’a pas été facile… mais je ne regrette pas d’avoir tenu bon, pour le bien être des chevaux et poneys dont j’étais responsable.

    Intuitivement depuis mon plus jeune âge, je savais (sans savoir pourquoi) que les ferrures n’étaient pas nécessaires… Il faut parfois savoir s’écouter et persévérer.

  5. Neil

    Coucou Gaelle, merci pour cette histoire. Même si je m’y connais rien en chevaux j’ai toujours trouvé que c’est presque sadique de ferrer les chevaux. Ce qui montre bien que le problème, ce n’est pas ce que nous savons pas, mais c’est ce que nous croyons savoir…bien des personnes parlent sans véritablement savoir. Un philosophe a dit « tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien »
    Je suis heureux que le cheval n’est pas été euthanasié, soit « jeté » comme un vulgaire produit de consommation et donc traité comme une chose que l’on se débarrasse dès que on en a plus besoin.
    Tu peux être fière de toi de l’avoir sauvé, un autre ne l’aurait pas fait, donc elle a eu de la chance de t’avoir!

  6. Tayci

    Les mentalités sont dur à bouger, mais avec ce genre de témoignage, les gents commencent à se poser les questions essentielles !!

    Merci pour ce témoignage qui montre bel et bien l’envers du décor 😉

  7. Martine D.

    très belle prise de conscience ! Beau cheminement
    Quelle joie de voir une jument respectée dans son besoin essentiel de pouliner dans un pré, libre et heureuse..!

  8. Soon-a-horse (Phoenix)

    C’est un bel article et une belle prise de conscience. Mais je trouve ça dommage de mettre les cavaliers qui ferrent leur cheval dans le panier des « méchants ». Chaque situation est différente et chaque cheval est différent. Ce qui arrive à tel cheval n’arrive pas forcément à tel cheval, et inversement.

    Je suis plutôt d’accord avec l’ensemble de ton article, et pourtant je me sens comme « attaquée » par ton article, comme si j’aimais faire souffrir mon cheval alors que ce n’est pas le cas. Et je trouve ça un peu dommage. Mais encore une fois, ça reste mon avis.

    Toujours est-il que c’est encore un article très intéressant que j’ai eu plaisir à lire

    • cheval-facile

      Parfois l’on fait souffrir son animal sans en avoir conscience….
      Cela a été mon cas durant ces années, où j’ai cessé de m’écouter, et où j’ai écouté les conseils de professionnels que je croyais meilleurs et mieux avisés que moi. 😉

      Il m’a fallu des années, et des animaux présentant de plus en plus de problèmes locomoteurs, pour me remettre en question et décider de revenir à ce que je faisais « avant », c’est à dire, sans fers…

      Je n’attaque personne, j’invite juste à une prise de conscience de certains fait
      Si je peux éviter à certains de faire aussi longtemps la même erreur que moi, et bien tant mieux pour les équidés concernés !

  9. Séverine

    Ah ! Avec ou sans fers… Pas facile ! Mon cheval était sans fers mais il a fallu protéger les antérieurs pour une fourmilière inguérissable (une bonne année d’essai sans fers…). Cet hiver (où je monte moins) je l’ai déferré pour qu’il se réhabitue gentiment. Sauf qu’il a beaucoup plu et il est arrivé au printemps avec des sabots mous et usés même par le sable de la carrière (1 fois par semaine seulement).
    Il avait mal aux pieds donc je l’ai referré devant… et il est mieux. Je ré-essayerai l’hiver prochain… ou peut-être en commençant en fin d’été quand les sabots sont bien durs ?
    Ferrer son cheval, ce n’est pas forcément de la maltraitance. Le déferrer, ce n’est pas forcément une bonne chose. Je crois qu’il faut s’adapter : à sa monture, à ses activités, au sol, au terrain, au moment…

    • cheval-facile

      Pour avoir eu le courage et la patience de le faire avec bon nombre de mes équidés de concours, et d’enseignement, je sais que c’est possible… pas facile, mais réalisable.
      Y compris avec des pur-sangs aux pieds plats sensibles, et tout ce qu’on veut !!
      Merci de ton témoignage et d’oser l’écrire 😉
      Chacun fait ses choix en son âme et conscience.
      Je t’invite toutefois à lire l’ouvrage de Pierre Enoff sur le silence des chevaux, c’est tout de même édifiant.

      • Meyer

        Pour avoir travailler dans un enfer à poneys (8heures de boulot par jour pendant 2mois d’été) dans un cas aussi extrême les pauvres loulous auraient aimé de fers plutôt que de marcher pour certains sur trois cm de pieds extrêmement usés…Ils boitaient tous à longueur de temps quand il ne tombaient pas…Mais pour un cheval qui vit normalement je pense que c’est tout à fait jouable en effet 🙂

    • Daniel

      Bonjour
      Cest en tant que proprio et pas seulement podologue que je réponds à votre témoignage.
      J’ai eu les mêmes réflexions et doutes. Aujourd’hui mes chevaux sont déferrés définitivement et ils se portent à merveille notamment un pur sang.
      Les fers sont une catastrophe et l’alternative étant en phase de transition les boots. Ça marche à tous les coups.

    • chaz

      merci severine pour ce commentaire . Tout n’est effectivement pas tout noir ou tout blanc . Ce petit combat entre pieds nus et ferrure est fatigant à la fin . Il ne faut pas avoir la tete trop pres du bonnet en
      s’entetant et en étant sectaire . C’est je pense une question d’adaptation à une situation donnée ….

  10. LE BRIS

    Bonjour Gaëlle,
    Ton article conforte ma philosophie. Mes chevaux et poneys ne sont pas ferrés.
    Dans cette histoire, le plus important est ta remise en question. C’est grâce à cela que tu as sauvé ta jument. Beaucoup de cavaliers refusent d’ouvrir les yeux à ce sujet.
    J’ai commandé hier le livre de Pierre Enoff sur tes conseils.
    Merci pour tes articles très intéressants.
    A bientôt

  11. Fehlynn

    Mon cheval a 6 ans et n’a jamais vu un seul fer de sa vie. Je l’ai depuis ses 8 mois et dès le début, des professionnels du cheval m’ont dit qu’une fois que je songerais à le débourrer, il faudrait ferrer parce que ceci, parce que cela…
    Je me suis renseignée sur l’intérêt réel de ferrer un cheval, pourquoi le faire, en quelles circonstances et surtout… Était-ce obligatoire ? Au final, mon cheval n’a jamais vu de fers.
    On fait souvent des rallyes, des balades, du travail en piste et on a fait une rando de 4 jours. Certes, nous faisons attention sur le bitume et les cailloux mais on s’amuse. A aucun moment il ne m’a montré une douleur (comme on me l’avait certifié alors qu’il était encore poulain « Ha tu verras ! Il va te montrer directement que la route, ça lui fait mal »).
    Merci pour ce petit sujet qui me conforte dans mes idées… Ma pouliche suit le même chemin que mon cheval et je me sens bien dans cette voie

  12. Virginie

    Et oui, j’ai été confrontée à ça aussi. Cette vidéo a été un électrochoc qui m’a fait comprendre l’engrenage dans lequel nous étions. Je me suis renseignée, j’ai lu « le silence des chevaux », me suis entourée, me suis faite regarder de travers, on a pris les loulous à la maison. Ils sont maintenant sans fers, sans mors, au pré, heureux.
    Bel article.

  13. laurence

    Lau
    J’ai aussi décidé de ne pas ferrer mon cheval et pour le moment, pour les chemins trop caillouteux(malheureusement chez nous, beaucoup de chemins de campagne sont recouvert de vieilles tuiles ou gravas pour faciliter le passage de tracteurs , moissonneuses …), je vais tester les horseshoes aux antérieurs, un seul mot tenir bon, patience, cela en vaut la peine.

  14. Alice

    Bonjour,

    Merci pour ce témoignage.

    En effet comme vous pouvez le dire, je me reconnais dans votre histoire.

    Cheval pas bien dans ces pieds (ne chez moi et conseille de le ferré à ces 3 ans et demi çar je sortais beaucoup (bien trop!) en extérieur et il a fini par être sensible çar pieds use).

    Idem conseil de mettre ferrure avec plaque amortissante çar son processus palmaire se développe (trop tôt car 6 ans mais pas impossible çar souvent sur les Camargue).

    Traitement de 1 mois avec piqûre et médicaments.

    Au bout de 3 semaines le cheval revit. On reprend l’entraînement et l’endurance. Il ne se retient plus sur le dur cool!

    Oui sauf que on chute, on déferre…

    Apres une dernière course ou l’on chute ensemble et quil est boiteux au vet gâte je dis stop.

    Je déferé, Rdv Osteo et repos 15 jours. Il vit H24 dehors.

    Apres 15 jours de repos je le sors a pied et le cheval va bien. J’avais peur quil ai mal au pieds.

    Cest tout récent çar déferé le 1 juillet 2015.

    Nous somme le 26 aujourd’hui mais il va tes bien!

    Jai fait 3 balades cette semaine et mon cheval va très bien! Il rejoue meme au galop (saut de mouton les et secoue la tête) il le faisait toujours avant.

    Certes cest tôt pour que je me prononce, mais il ne sera plus ferré !

    Jai d’ailleurs investi dans des hippo et aussi dans un stage pour apprendre a parer moi meme entre 2 passages du pro.

    Je vais voir pour refaire 1 trotting en août et selon comment il est dans ces pieds je tenterais de faire une course pieds nus avec ses hippo aux antérieurs.

    Mais le but final etant entièrement pieds nus.

    Encore merci pour votre témoignage. Sa m’encourage dans ma décision!

  15. Vava

    9a me fait penser au mien! pareil il ne faisait que de tribucher !! changé 6 fois de maréchal ferrant sans aucune amélioration! jusqu’au jour au j’ai décidé de le coller au pré et de le déférer ! maintenant 6 ans sans fers et ont fait de tout ! juste laisser le temps aux pieds de s’adapter tranquillement a tout type de sol ! et aucun problème!

  16. HERAULT

    Bonjour,

    Votre témoignage est superbe je trouve, néanmoins et comme disent certains, tout n’est pas tout noir ou tout blanc… en effet, certain chevaux ne peuvent pas au vue de la structure de leur sabot ou de leur activité être mis complétement pied nu.

    Pour le mien, j’ai posé la question à ma véto le jour de la visite d’achat (elle est très ouverte sur le pied nu et l’encourage même) et sa réponse a été direct, ce cheval là a une sole extrêmement fine, le mettre pied nu risque de l’handicapé de plus il a une peau et une corne hypersensible à l’environnement. D’autant plus que le but est de faire de la compét dressage et cso régulièrement.

    Du coup aujourd’hui il est ferré des 4 mais je ne suis pas trop fan de cette solution… pour le moment j’observe et envisage de déférer l’arrière un jour mais devant, à moins de le mettre sous biotine toute l’année (solution pire à mes yeux que les fers) cela risque d’être très compliqué hélas

  17. Margot

    Bonjour,
    j’ai lu votre article, vu la vidéo et lu vos commentaires, qui m’ont fait froid dans le dos. Je ne m’étais encore pas vraiment posé la question des fers car j’ai mon poney depuis peu.
    Il a toujours été pied nu jusqu’à ce que je l’achète à ses 5 ans, sachant qu’avant ça il était au pré et n’avait jamais travaillé. Je l’ai mis au travail chez des professionnels dont le monsieur était maréchal. Ils ont décidé de le ferrer à l’avant car il semblait avoir mal aux pieds. J’ai dit ok, si c’est mieux pour lui. A priori ça a été mieux, il sautait mieux… Moi j’ai toujours trouvé qu’il était bien sans rien, il a de supers aplombs et de beaux sabots pas abîmés. Maintenant il est ferré à l’avant.
    Je l’ai repris pour moi et mis dans une écurie de propriétaire. Les chemins de balade autour sont caillouteux par endroit, mais ça n’a pas l’air de le gêner. Et pour le travail en carrière il est bien. Je ne le travaille pas tous les jours, pour respecter son bien être et son mental.
    La gérante de l’écurie m’a dit : il faudra penser à le ferrer à l’arrière, dès qu’il sera castré (c’est un étalon que je vais peut être faire castrer, j’ai pas encore décidé), j’ai pas trop compris le rapport entre les fers et la castration. Mais moi je veux pas le ferrer de l’arrière, il a de très bon pied, pas de souci, j’ai pas envie que ça lui pose des problèmes, comme ceux exposés dans votre article.
    Du coup je suis hésitante… est-ce que j’ai raison de ne pas le ferrer de l’arrière, sachant que je ne suis pas hyper expérimentée dans le domaine ? Est ce que vous savez si la castration peut réellement impacter ses pieds ?
    Merci en tout cas, de nous faire prendre conscience de certaines choses.

  18. Patricia

    Bonsoir, je viens de lire tous les commentaires et vraiment je suis convaincue que les chevaux n’importent le quel peut vivre pieds nus , comme le suggère Gaelle il faut lire le livre de Pierre Enoff le silence des chevaux pour bien comprendre que le cheval existe depuis bien plus lomgtemps que l’homme et qu’il est tout à fait capable de vivre sans fers car malheureusement pour lui c’est bien l’homme qui a inventé les fers quel idée!!!!!!!!!!!! étant une stagiaire de Piere je reçois régulièrment sses newletters je vous livre un texte écrit par Pierre :
    Il y a 2000 ans le consensus « scientifique » était de croire que la terre est plate
    ceux qui osaient dire le contraire étaient considérés comme fou
    certains croient encore que la terre est plate
    cette croyance n’a aucune conséquence pour la terre,
    elle n’en a que faire la terre, elle tourne
    aujourd’hui, le consensus « scientifique » est de croire que le ferrage est salutaire pour le cheval
    ceux qui osent dire le contraire sont considérés comme des fois
    a la différence de la terre, le cheval lui n’en a pas que faire
    VICTIME de cette croyance qui le détruit jour après jour

    *

  19. Minda

    Pourquoi s’entêter à vouloir faire de son cheval un compétiteur si ses pieds ne sont pas naturellement fait pour !?! Les chevaux ne devraient pas être utilisés par les hommes ils devraient vivre dans de beaux près et être montés à de rares occasions si ils en sont d’accord
    Voilà mon avis.

  20. Seyar

    Bonjour, je trouve que les mentalités changent en ce moment. Mon cheval est passé au parage naturel depuis 1 an et demi. Il est en pension dans une ferme équestre. Je n’ai eu aucun reproche mais de la curiosité vis à vis de l’évolution. Depuis, les nouveaux chevaux qui ont intégré la pension sont tous pieds nus.

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