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Le salon Cheval Passion d’Avignon

Posted by on 9 février 2014

En Janvier, comme tous les ans depuis presque 30 ans, c’est le festival équestre en Avignon de Cheval Passion.

Voilà longtemps que je voulais m’y rendre et y assister pour voir ce que ce salon avait de si particulier. Cette année, j’ai eu l’occasion et la possibilité d’aller passer quelques jours en Provence à cette époque (15 au 19 janvier), et j’en ai donc profité pour découvrir Cheval Passion, et vous rapporter mon point de vue (strictement personnel, il va de soi)

De nombreuses aires d’évolution, un programme un peu succinct.

Des enrênements parfois un peu contraignants.

Des enrênements parfois un peu contraignants.

Tout d’abord, beaucoup d’espaces de travail (carrière ou rond), et peu d’animations sur ces espaces, ce qui est dommage au final, car regarder des chevaux se détendre de l’enfermement en box, ça va bien 5 minutes, ensuite c’est vite lassant ! Par contre à partir de 14h il y a des animations partout en même temps, il faut donc choisir ou courir… De plus les informations sont difficiles à dénicher, il faut questionner les cavaliers directement, car le programme est très évasif, tant sur les lieux de démonstrations que sur les horaires précis. Vraiment dommage, sauf si le but est de s’entraîner physiquement à arpenter les allées en tout sens. D’autant que la météo peu clémente et humide ne rendait rien agréable au fil des jours. La persévérance aidant j’ai pu tout de même assister à quelques épreuves sportives (équitation camargue et western) dont je vous parlerais dans un prochain article.

Les spectacles équestres

Midi et soir, au Cabaret équestre et à la Bodega (deux halls distincts), se produisent différents artistes avec leurs chevaux et poneys, durant les repas. Nous y avons assisté un soir, afin de dîner en observant les numéros proposés sur la scène. En dehors de quelques rarissimes exceptions, le spectacle est fort décevant pour un public averti, et même non averti. Beaucoup trop de prestations en liberté, avec des chevaux insuffisamment éduqués,  peu voire pas connectés avec leur partenaire, regardant avec insistance la sortie, voire cherchant comment déjouer les aides qui les repoussaient à la porte. Bref, rien qui ne fait vraiment rêver, tout au contraire. Sans parler de l’envie de tout ces « artistes » de faire réaliser une croupade, un cabrer ou un pas espagnol à son compagnon,

Spectacle du cabaret équestre

Spectacle du cabaret équestre

à grand renfort de coup de stick. Des animaux souvent en défense et tellement coincés dans leurs rênes fixes que les surfaix se retrouvent sur le garrot et les coudes… Et dans les prestations en selle, de type dressage ou carrousel, rien d’extraordinaire non plus, des équidés manquant d’entrain, pas en avant, avec des cavaliers qui grattent de l’éperon durant toute la prestation, et des embouchures à branches souvent mal réglées.

Inutile de préciser que l’on n’y a pas assisté une seconde fois ! Pour résumer, j’ai retenu que si l’on a des bottes ou des mini chaps qui montent au dessus des genoux, et une cape ou une veste de spectacle, on est opérationnel pour être artiste… peu importe le travail équestre en amont, l’illusion devrait suffire. Franchement j’ai trouvé que l’image donnée est loin d’être excellente, en dehors de quelques rares cas sur lesquels je vais revenir plus en détail (dans un article à paraître), car ils ont le mérite de sortir du lot, et de très loin.

Plus de 200 exposants

Au niveau des halls dédiés aux exposants, rien à dire, c’est à peu près le même « grand supermarché » du monde du cheval, qu’au salon de Paris ou de Lyon, à la différence qu’on y retrouve principalement des selleries western ou ibériques mais pas camargue (dommage lorsqu’on est si près, mais ce n’était sans doute pas la saison), axées randonnée et dressage. Les fans d’obstacle seront déçus, peu de stand proposant les casques dernier cri avec les guêtres assorties. Je ne m’y suis pas attardée non plus, n’ayant rien de particulier à acheter. Le stand des Haras Nationaux proposait de l’initiation à l’attelage avec un enseignant, ce qui permettait au public d’avoir une première approche sur simulateur.

Les démonstrations

Animation de l'association camarguaise

Animation de l’association camarguaise

Dans le grand Hall dédié au spectacle des Crinières d’Or, nous pouvions  les jeudi et vendredi après midi, y observer le « spectacle des artistes » ; c’est à dire la répétition sur la scène de numéros professionnels. Pas de chance là encore le seul que nous avons vu ne semblait pas du tout en harmonie avec ses chevaux en liberté, qui montraient clairement leur ras-le-bol de répéter inlassablement la même chose. Dans ce même espace nous avons pu assister au show d’élevage spécial Camargue, pour célébrer les 50 ans de l’association de la race camargue. Le petit cheval blanc y était mis à l’honneur dans différentes démonstrations montées, attelée et à pied, afin de mettre en avant la polyvalence de cet animal. C’est également dans ce hall que nous avons pu suivre la prestation de Louis Basty en direct, avec les 14 chevaux des Haras Nationaux de Uzès.

Dans l’ensemble j’ai trouvé qu’il y avait trop peu de démonstrations, et souvent les carrières et pistes vides.

Par choix personnel, nous n’avions pas réservé pour assister à l’un des galas des Crinières d’Or, je n’ai donc aucun avis à émettre à ce sujet, et c’est peut être mieux ainsi !

Par contre il y a de quoi se restaurer un peu partout, avec énormément de diversité, ce qui change des éternels sandwiches jambon-beurre.

Enfin voilà, j’ai découvert Cheval Passion, mais je n’y retournerais pas ! (pas plus qu’un autre salon d’ailleurs !)Je regrette de n’avoir pas pu assister le mercredi aux spectacles des poneys club, j’aurais peut être trouvé cela agréable et intéressant.

Si vous aussi vous y avez fait un tour,

donner moi votre avis dans les commentaires !

10 Responses to Le salon Cheval Passion d’Avignon

  1. Amaya

    Et bein, quel tableau ! Mais en même temps, tu n’as pas tellement tord, c’est bien souvent la même chose un petit peu partout ;). Ces salons ne sont qu’une vitrine, destinés à nous faire acheter des produits et matériels pour chevaux, puis on y pose quelques animations par-ci par-là, histoire de…

    J’ai dû aller trois ou quatre fois dans ce genre de salons, mais j’avoue que malgré tout j’aime bien y aller, faire un tour. Je ne saurais te dire pourquoi… ;-P.

  2. cheval-facile

    En fait j’ai été assez choquée (et ne suis pas la seule) de voir des chevaux asticotés au stick (pour ne pas dire harcelés) afin d’obtenir une révérence, un coucher, un pas espagnol ou un cabrer… 🙁
    je suis rentrée à la maison en me questionnant, sur comment mon cheval faisait le pas espagnol, tellement cela à mis le doute en moi…
    Je suis pleinement rassurée il le fait toujours sans contrainte, ni coups de stick, ni stick du tout. Et pourtant il n’est pas cheval de spectacle LUI.

    Ensuite, moi aussi j’aime malgré tout, flâner dans les allées des exposants, et voir le matériel ! Je ne réside pas en ville, et il n’y a pas de grandes sellerie vers chez nous en dehors du portail internet ! C’est toujours sympa de voir de toucher, et de sentir le cuir neuf ! 🙂

  3. Brigitte

    Je suis, quant à moi, allée deux fois au salon du cheval à Paris. Moi non plus, je n’ai pas été subjugué par les différentes manifestations que j’ai pu voir. J’ai même été déçue. D’ailleurs, aucune ne m’a particulièrement marquée, pourtant, je suis assez bon public en général.
    Par contre, moi aussi j’ai apprécié d’avoir à portée de main toute une panoplie de matériel équestre, car moi non plus, je n’ai pas de grande sellerie près de chez moi et j’avoue ne pas trop aimer commander sur internet sans connaître le produit avant.

    Sinon, Gaëlle, je veux bien un article sur ta façon d’apprendre le pas espagnol à ton cheval ! Cela me permettra de varier un peu les jeux que je fais avec le mien. J’avoue ne pas y être arrivée… 🙂

  4. Brigitte

    A moins que tu ne veuilles faire comme les grands chefs : tu préfères garder le secret pour toi ! 😀 (je rigole, hein… 😉 )

    • cheval-facile

      non, pas mon genre 😉
      Juste que honnêtement je ne me rappelle plus trop de la méthodologie employée pour y parvenir. faudrait que je le refasse en entier avec un autre animal pour ne pas te dire de bêtises !

  5. Brigitte

    Oui, je sais bien ! (ton blog le prouve bien.. 😉 ) . Mais ne t’inquiète pas, de toute façon, il y a tellement de choses que j’aimerais apprendre à faire…. 🙂

  6. Gruyer

    comme brigitte, j’ai été au salon du cheval (d’ailleurs, je n’ai jamais fait d’autres salons équestres de ma vie ; il paraît qu’équita-lyon est mieux ?) et cette année j’ai assisté au concours hippique des jeunes cavaliers.

    Que dire à part Mon Dieu !!! au menu, on entendait le moniteur qui « gueulait » à travers les tribunes et des chevaux qui se prenaient des coups de cravaches sans raison : l’un parce qu’il avait refusé devant 1 obstacle et une cavalière qui a cravaché son poney à peine rentrée sur la carrière.

    Que ce soit avec n’importe quel moniteur que j’ai eu, on se serait fait descendre de cheval (d’ailleurs c’est déjà arrivé qu’on se fasse descendre pour moins que ça, tout simplement parce qu’on manquait de respect).

    mais apparemment dans certains clubs, la cravache est monnaie courante tout comme les éperons ou les embouchures fortes.

    Quelle mauvaise image de notre sport, vraiment !!!!

  7. Cha'

    J’ai été au salon du cheval d’avignon et j’ai pu le voir d’un autre oeil : en effet, j’y ai été pour effectué un concours ffe d’équitation western. Mon cheval et moi y avons donc été du lundi au dimanche. Un peu long, il faut l’avouer, à la fin lui comme moi n’avions qu’une seule envie : rentrer !!

    Donc du côté participant, cavalier, c’est une belle expérience à vivre pour nous tout comme pour nos chevaux, qui s’habituent à beaucoup de monde, beaucoup de chevaux, de la musique… Un réel travail de concentration est donc à réaliser !
    Les points négatifs : une carrière souvent partagée par des cavaliers qui ne regardent pas du tout où ils vont, alors dans une petite carrière cela devient vite problématique. Des horaires sont installés pour les cavaliers (nous partagions le hall des camarguais, donc de telle heure à telle heure c’était camargue et de telle heure à telle heure western), qui ne sont pas respectés…

    Les chevaux accessibles à tous les publics
    Une organisation de concours qui laissent un peu à désirer : pour ma part j’étais en combiné club (4 épreuves avec classement à l’issu des 4), et nous avons eu droit à une seule vraie détente et, entre chaque épreuves (qui s’enchainaient), nous devions attendre dans le couloir, à l’arrêt, entouré de public.
    Pour garder la concentration et le calme des chevaux, il y a mieux.

    Mais malgré tout une très belle expérience personnelle…

    • cheval-facile

      Je suis bien d’accord sur une chose : le respect des horaires semble être un réel problème 😉
      Quant à l’organisation des compétitions, on ressent un peu le même laxisme et c’est bien dommage, car d’un côté on demande de la rigueur avec les chevaux pour présenter de belles prestations, et d’un autre côté, cela est difficile à mettre en œuvre…
      Quoi qu’il en soit, une expérience est toujours bonne à vivre, quelle qu’elle soit 🙂

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